cinéma : "le temps des grâces" D. Marchais
Un EXCELLENT documentaire sur les questions posées par l'agriculture actuelle.
Comment vous expliquer : j'aime me balader à la campagne et mes grands-parents ont démarrés leur vie comme agriculteurs mais je n'ai eu de contacts avec des agriculteurs que 15 jours au cours de ma scolarité, donc autant dire que je suis une pure citadine bien loin de ce monde.
Par contre, je suis consciente que sans eux, on sera dans la m..., et que c'est moi en tant que consommatrice (et pas eux en tant que producteurs) qui peux décider si je veux que des produits de qualité soient produits (et vendus au juste prix) ou si je me contente de produits médiocres. Alors j'essaie de faire attention même si ce n'est pas facile, et c'est vrai que j'ai la chance d'habiter dans une région maraîchère et d'élevage extensif de viande, c'est plus facile.
Dans ce documentaire, on fait un tour entre céréaliers de la Beauce, élevage extensif de limousine, élevage bio sur les Causses... Mais pour la première fois, sans parti pris, tous les agriculteurs sont sur le même niveau, et peuvent exprimer des choses que la majorité des français ne veulent pas comprendre : oui, les agriculteurs d'aujourd'hui sont comme nous, ils veulent des vacances et des loisirs, et ne correspondent plus au fantasme de certains intellectuels citadins (par exemple le dernier film de Depardon sur les paysans, j'ai detesté ce regard condescendant d'un parisien sur des paysans d'hier qui n'existent plus).
Il y a aussi l'intervention d'agronomes, de microbiologistes passionnants qui parlent du problème de la mort des sols et de solutions possibles, applicable MÊME en Beauce où la mécanisation et la présence de haies semble incompatible et pourtant, des enseignants qui expliquent qu'il faudrait modifier un peu les programme et certes continuer d'apprendre aux élèves agriculteurs combien d'unité d'azote ils doivent mettre dans leur champs pour avoir un rendement maximum, mais aussi comment on peut s'arranger pour amener la terre a fabriquer elle-même ces unités d'azote... et ceci gratuitement (mais ça, ça ne va pas plaire aux vendeurs d'engrais, aux banques qui prêtent aux exploitants et autres intervenants économiques), ça parle aussi du problème de la propriété, des difficultés des agriculteurs sans terres à trouver un outil de travail sans s'endetter sur 2 générations, de la plus value immobilière de la conversion de terres cultivables en terrains constructibles...
franchement, ce documentaire est super dans le fait que si vous êtes du milieu, vous vous reconnaissez (il y avait des agronomes, des élèves d'un lycée agricole dans la salle qui avaient l'air d'avoir apprécié), et si vous faites partie des 90% des français citadins, vous pouvez faire tomber des clichés et serez moins bête aux yeux des agriculteurs croisés lors des vacances (par exemple, au lieu de demander au berger pourquoi il clôture au lieu d'aller garder ses moutons avec son chien comme dans les images d'Epinal, vous pourrez discuter de l'entretien du paysage)
Bon hélas 15 copies de ce film dans les salles, mais le distributeur s'appelle "capricci films", et le réalisateur présent dans la salle nous a dit que des projections DVD étaient possibles (et déjà réalisées) sur demande auprès du distributeur.
(sinon pas trop de news côté boulot car activité plutôt calme, planning de chirurgie blindé le matin avec la reprise des chaleurs de la gent féline, mais l'aprèm avec la neige, il n'y a personne...)
Comment vous expliquer : j'aime me balader à la campagne et mes grands-parents ont démarrés leur vie comme agriculteurs mais je n'ai eu de contacts avec des agriculteurs que 15 jours au cours de ma scolarité, donc autant dire que je suis une pure citadine bien loin de ce monde.
Par contre, je suis consciente que sans eux, on sera dans la m..., et que c'est moi en tant que consommatrice (et pas eux en tant que producteurs) qui peux décider si je veux que des produits de qualité soient produits (et vendus au juste prix) ou si je me contente de produits médiocres. Alors j'essaie de faire attention même si ce n'est pas facile, et c'est vrai que j'ai la chance d'habiter dans une région maraîchère et d'élevage extensif de viande, c'est plus facile.
Dans ce documentaire, on fait un tour entre céréaliers de la Beauce, élevage extensif de limousine, élevage bio sur les Causses... Mais pour la première fois, sans parti pris, tous les agriculteurs sont sur le même niveau, et peuvent exprimer des choses que la majorité des français ne veulent pas comprendre : oui, les agriculteurs d'aujourd'hui sont comme nous, ils veulent des vacances et des loisirs, et ne correspondent plus au fantasme de certains intellectuels citadins (par exemple le dernier film de Depardon sur les paysans, j'ai detesté ce regard condescendant d'un parisien sur des paysans d'hier qui n'existent plus).
Il y a aussi l'intervention d'agronomes, de microbiologistes passionnants qui parlent du problème de la mort des sols et de solutions possibles, applicable MÊME en Beauce où la mécanisation et la présence de haies semble incompatible et pourtant, des enseignants qui expliquent qu'il faudrait modifier un peu les programme et certes continuer d'apprendre aux élèves agriculteurs combien d'unité d'azote ils doivent mettre dans leur champs pour avoir un rendement maximum, mais aussi comment on peut s'arranger pour amener la terre a fabriquer elle-même ces unités d'azote... et ceci gratuitement (mais ça, ça ne va pas plaire aux vendeurs d'engrais, aux banques qui prêtent aux exploitants et autres intervenants économiques), ça parle aussi du problème de la propriété, des difficultés des agriculteurs sans terres à trouver un outil de travail sans s'endetter sur 2 générations, de la plus value immobilière de la conversion de terres cultivables en terrains constructibles...
franchement, ce documentaire est super dans le fait que si vous êtes du milieu, vous vous reconnaissez (il y avait des agronomes, des élèves d'un lycée agricole dans la salle qui avaient l'air d'avoir apprécié), et si vous faites partie des 90% des français citadins, vous pouvez faire tomber des clichés et serez moins bête aux yeux des agriculteurs croisés lors des vacances (par exemple, au lieu de demander au berger pourquoi il clôture au lieu d'aller garder ses moutons avec son chien comme dans les images d'Epinal, vous pourrez discuter de l'entretien du paysage)
Bon hélas 15 copies de ce film dans les salles, mais le distributeur s'appelle "capricci films", et le réalisateur présent dans la salle nous a dit que des projections DVD étaient possibles (et déjà réalisées) sur demande auprès du distributeur.
(sinon pas trop de news côté boulot car activité plutôt calme, planning de chirurgie blindé le matin avec la reprise des chaleurs de la gent féline, mais l'aprèm avec la neige, il n'y a personne...)
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